11/11/2004

Quand la biologie aide l'Histoire

LES TRAVAUX DU PROFESSEUR CHEIKH ANTA DIOP ONT OUVERT UNE BRÈCHE DANS LE PASSÉ NÉGRO-AFRICAIN, QUI POUR DES PHILOSOPHES OCCIDENTAUX, HEGEL EN PREMIER LIEU, N’EXISTAIT QUE DE FAÇON TRIBALE... LE MENSONGE S’OBSCURCIT À LA LUMIÈRE DE LA SCIENCE.

L’antiquité nègre rayonnait avec l’Egypte antique (Kmt) , l’Abyssinie, la Nubie...

Les parentés culturelles, linguistiques avec Kmt, la plus grande fille d’Afrique ont été révélées par ce pharaon de la connaissance, qu’est C. A. DIOP . N’en déplaisent aux détracteurs de ce fameux colloque de l’UNESCO (1) en 1974 intitulé : "Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique", les plus grands égyptologues de cette période ont concluent le caractère africain de l’Egypte ancienne.

D’autres chercheurs, africains du continent et de la diaspora continuent à révéler de nouveaux éléments de parenté. Rendons hommage aux Théophile OBENGA, Aboubacry Moussa LAM, Oscar PFOUMA, Jacob H. CARRUTHERS. Alain ANSELIN... qui par leurs travaux, contribuent à l’émancipation des Noirs du continent et de la diaspora.

L’anthropologique, l’iconographie (fresques et statues), la linguistique, l’ethnologie, l’ethnonymie, la toponymie et les écrits des historiens gréco-latin de l’Antiquité (Hérodote, Diodore de Cicile, Aristote, Lucien etc.) décrivant la population égyptienne antique comme noire à la chevelure crépu ne suffisent pas pour caractériser leur appartenance au monde noir.

La Biologie moléculaire, science biologique de pointe étudiant l’ADN, ne cesse de fournir des éléments confirmant le caractère négro-africain des habitants de Kmt et de diaspora africaine à partir de l’Egypte ancienne, à savoir ces quelques articles scientifiques :

-   (2) Le magazine de vulgarisation scientifique La Recherche de Mai 2002, dans lequel E. CRUBEZY et al. confirmant l’appartenance de population d’Adaïma en l’Egypte ancienne, il y a 3700 ans avant notre ère : « Celui-ci (en parlant de l’ADN).les apparente à des populations d’origine subsaharienne » ;

-   (3) « Les gènes HLA des Macédoniens et l’origine sub-saharienne des Grecques  » de A .Arnaiz-Villena et al. où les auteurs observent les distances génétiques entre les Négro-Africains actuels et les Grecques du Sud sont plus proche que celle entre les autres méditerranéens et les grecques. D’où leur conclusion sur la migration des populations égypto-nubienne durant la période pharaonique.

Rappelons que le premier roi de Grèce, Minos semble être d’origine égyptienne, durant la colonisation de l’Europe méridionale sous Thoutmès III vers 1468 à 1436 avant JC, d’où la résurgence de ces gènes négro-africains.

-   (4) A. Marin et al confirmant la présence du gène négro-africain de la drépanocytose sur six momies égyptiennes de l’époque prédynastique vers 3200 avant JC.

C. A. DIOP avait émis des hypothèses sur le métissage des juifs avec les population noires durant le servage en Egypte (et non esclavage comme disent certains car aucun document n’atteste de telles pratiques en Egypte pharaonique).

Cette hypothèse venant du fait que Moïse selon la Bible est décrit sous les traits d’Egyptiens et que de 40 bergers juifs avec leurs famille, ce peuple sort d’Egypte par milliers selon la Bible.

-   (5) D. Rund et al. traite du flux de gène négro-africain dans des familles israéliennes arabes et juives, qui possèdent les gènes de la drépanocytose du type Bantou (Central African Republic) pour les un et du type Bénin pour les autres.

Ceci confirme d’une part le métissage de ces populations sémites en Egypte d’une part et d’autre part la présence de Bantou et de Yoruba (Bénin, Togo, Nigeria) partie intégrante de la population égyptienne de l’Antiquité.

-   (6) M.G. Thomas et al., dans leur article « Voyage du chromosome Y vers le Sud : L’haplotype Cohen et l’origine des Lemba - les Noirs judaïsant du Sud-Africain » traitent du chromosome Y juifs du type « Cohen » retrouvés chez un peuple Bantou sud-africain, les Lemba (Balemba) retrouvés au Zimbabwe, Zambie et Azani (Afrique du Sud).

-   Pour clore cet argumentaire sur le Judaïsme africain, (7) G. Lucotte arrive aux mêmes conclusions que M.G. Thomas et al., dans leur article sur l’origine des Falashas d’Ethiopie actuelle c’est-à-dire la confirmation du judaïsme de ce peuple négro-africains les Falashas, dont les chromosomes Y semblables à ceux des Juifs.

La diaspora des peuples issus Judaïsme à partir de l’Egypte ancienne n’a pas donc été uniquement dirigée vers la Palestine, mais aussi vers le Sud Africain et ce serait déroulé peu probablement à la fin de la période amarnienne, après la destruction du culte Monothéiste impulsé par la pharaon Akhnaton vers 1372 ou 1373 avant notre ère.

Enfin, le dernière article que je cite, confirme par la génétique, la parenté des Hindous Dravidiens, que Hérodote nommaient les « Ethiopiens d’Asie » (Tamouls, Telugu...), au monde négro-africain.

C. A. DIOP, Alain ANSELIN, Clyde WINTERS en autres, avaient argumenté sur les parentés entre les langues et cultures dravidiennes avec celles de l’Egypte ancienne et du reste de l’Afrique noire.

Il est à noté que Simba, Simha signifie Lion en langue dravidienne comme en bantou ou encore nag, nak relatif à la vache en dravidiens comme en Peule, en Wolof et en Egyptien pharaonique...voir (8)

-   (9) M. Bamshad et al. dans « mt DNA Variation in Caste Populations » a étudié l’ADN mitochondrial des diverses castes Hindoues ; ils en concluent que « The caste populations of Andhra Pradesh cluster more often with Africans than with Asians or Europeans », ce que l’on traduit par « les populations des castes de la région d’Andhra Pradesh sont plus proches des populations africaines qu’asiatiques ou européennes. Ceci suggère un mélange de population hindous avec des peuples Africains ».

Sources :

1. Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique" de 1974, au colloque de l’UNESCO.

2. « Les surprises de l’ADN ancien » de E. CRUBEZY et al. publié dans le magazine de vulgarisation scientifique La Recherche n°353 de Mai 2002.

3. « HLA genes in Macedonians and the sub-saharan origin of the Greeks » de A .Arnaiz-Villena et al. publié dans Tissue Antigens 2001 : 57 : 118 : 127.

4. « Use of the amplification refractory mutation system (ARMS) in the study of HbS in predynastic Egyptian remains. » de A. Marin et al publié dans Boll. Soc. Ital. Biol. Sper. 1999 May-Jun ;75(5-6):27-30

5. « The origin of sickle cell alleles in Israel. » D. Rund et al. publié dans Hum. Genet. 1990 Oct 85:521-4

6. « Y chromosomes traveling south : the Cohen modal haplotype and the origins of the Lemba--the "Black Jews of Southern Africa". » Thomas MG et al., publiés dans Am. J. Hum. Genet. 2000 Feb ;66(2):674-86

7. « Origins of Falasha Jews studied by haplotypes of the Y chromosome », G. Lucotte et al Hum. Biol. 1999 Dec 71:989-93 8. La Question Peule, Histoire des Égyptes ouest-africaines, Alain ANSELIN Paris, Karthala, 1981.

9. « mt DNA Variation in Caste Populations » M. Bamshad et al. publié dans Human Biology vol. 68 (1996) p.1



23:00 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Vulgarisation Nous devons trouver le moyen de vulgariser au plus grand nombre en afrique, les travaux incommensurables de CA Diop et ses suivant.C'est vital pour les KMT. Bob Marley a chanté "Uprising" et bien ...emacipate yourself frommental slavery none but ourselves can free our mind..., la connaissance de ce qu' decouvert puis écrit C. A. Diop et ses suivant permet cette libération et la paix avec nous mêmes. Des discours fallacieux comme celui de Sarkozy en juillet 2007 à Dakar, seront combattus avec argumentation.
Hotep et Mbote

Écrit par : djunga pene djunga | 24/12/2007

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