26/08/2004

Bref historique des relations entre les nations d’Afrique noire et d’Asie

Durant l’antiquité, l’Egypte ancienne Négro-Africaine, à savoir KEMET , a entretenue des relations continuelle avec le monde Hindou nègre Dravidien :
  la cannelle étant utilisée pour l’embaumement des morts, était achetée en Inde (1).
  Willeke Wendrich, assistant professeur à UCLA (University of California, Los Angeles) confirme que les échanges entre l’Inde et l’Afrique ont été prolifique jusqu’à l’époque où Kemet fut sous domination romaine. (2).
Nous voyons donc bien que les relations (commerce, brassage de population...) Hindous et Africaines ne datent pas de l’arrivée des Hindous aux Antilles vers 1850 !!!
L’historien grec Diodore de Sicile explique encore que c’est pour avoir échangé des notions spirituelles, que les Hindous ont adopté la vache sacrée qui n’est autre que la symbolique d’Isis, la vache sacrée nourricière de l’Egypte ancienne.
L’historien Arabe Mas Udi, relate lui dans les "Prairie d’Or" que les Africains et les Hindous Dravidiens étaient tenus pour des descendants du meme rameau des fils de Cham (fils noir de Noé) :
"Quant aux fils de Cham (fils noirs de Noé), ils s’établirent dans les pays du sud (...) le plus grand nombre des descendants de Canaan, fils de Cham, vinrent habiter la Syrie (...) Nawfîr, fils de Put, fils de Cham, à la tête de ses enfants et de ceux qui le suivaient prit la direction de l’Inde et du Sind (...) Il ressort de cette tradition que les habitants de l’Inde et du Sind sont les descendants de Nawfîr, fils de Put, fils de Cham, fils de Noé".
La parenté de ces deux peuples fut encore soulignée par le Grec Arien (3ème siècle avant J. C.) qui alla jusqu’à comparer l’Inde à l’Ethiopie.
Enfin, l’historien français Fabre d’Olivet, dans son Histoire du genre humain, confirma lui aussi, cette parenté en attribuant à la « race sudéenne », c’est à dire aux Nègres, les réalisations architecturales de l’Ethiopie, de l’Egypte et de l’Inde.
D’autre part, au pays des BASWAHILI (Peuple Bantu du Sud Ethiopien à l’Est Africain jusqu’à la Tanzanie actuelle y compris les archipels de Pemba, Zanzibar...) , dès 3ème siècle avant JC jusque vers 15ème siècle, les relations avec l’Empire Chinois sont attestés différemment (3) :
  la littérature chinoise mentionne des relations commerciales avec l’Afrique Noire à l’époque de la dynastie des Han (entre 220 avant JC et 206 avant JC)
  le don d’un rhinocéros à l’empereur chinois Empereur P’ing (6ème siècle de notre ère) par un ambassadeur Swahili.
  vers 1225, des documents chinois atteste de la rencontre de l’envoyé de l’empereur, Chu-fan-chi avec Baswahilis.
  En 1414, don d’une girafe à l’Empereur Chinois qu’un artiste chinois a peint sur toile. (4).
Par ailleurs, dans les Carnets de Bord du Navigateur portugais Vasco de Gama, vers le 15ème siècle, il est noté que l’expédition vers l’Inde du Sud fut conduite par un capitaine Baswahili ; la destination était le port d’une ville chère à de nombreux Antillais : Kalikata dite Calcutta. (3).
Plus au Sud, dans les ruines de la Forteresse de pierre de l’empire de MWENE MUTAPA (au Zimbabwe actuel) entre le 13ème et 15ème siècle de notre ère, de la faïence chinoise et des tissus perses et hindous ont été retrouvés. Les premiers Européens du 18ème siècle ont à tout prix, essayer de nier la création de cet état africain aux Nègres Bantous, ils voulurent l’attribuer encore à un « Blanc Mythique » bien que la réalité scientifique dise autrement ! (5), (6), et (7).
Enfin vers 1000 de notre ère, le royaume Sud-Africain de MAPUNGUBWE, grand producteur d’or (le rhinocéros en or en est l’emblème) des vestiges asiatiques (porcelaine...) ainsi que des reliquats hindous, perses et des pièces datant de l’Egypte Gréco-Romaine ont été retrouvés par des chercheurs de l’Université de Pretoria. (8)
Grâce à ces relations Négro-Africaines et Asiatiques, vers le 15ème siècle, une carte de l’Afrique fut élaboré par l’amiral chinois Chang Ho, carte nommée "Da Ming Hun Yi » signifiant carte amalgamée de l’empire Ming très précieusement conservée par le Japon à Ryukoku University, Kyoto (9).
Un exemplaire a été récemment remis au Président Sud-Africain Thabo Mbeki.(Lire son discours très édifiant au cours de sa visite au Japon) (10). Sur cette carte, on voit bien le Nil, le lac Tanganyika, le fleuve Zambèze...preuve que ces échanges afro-asiatiques ont été profonds.
Notons aussi que les échanges afro-asiatiques n’ont pas eu d’échos sanglant comme les rencontres afro-européenne...Ceci soulève une question : Qu'a-t-il pu arriver pour que les rencontres afor-européennes dégénèrent à ce point ?

Sources :
1) Histoire générale de l’Afrique de l’Unesco, Volume 1, L’Afrique Ancienne.
2)http://www.popular-science.net/history/india_egypt_trade_route.html visitée le 29/04/03
3) Basil Davidson « African civilization revisited » ; 1991, African World Press Edition page 128-141 - page 154 - 155
4) Joseph Ki-Zerbo « Histoire de l’Afrique Noire », Hatier 1978. page 191.
5) « Pour la Science » janvier 1998
6) Voir l’article Racisme archéologique de Jean-Philippe Omotunde
7) Cheikh Anta Diop « Nations Nègres et cultures » présence africaine 1956, chapitre 3
8) Voir les sites web de l’Université de Pretoria (Afrique du Sud) consacrés à Mapungubwe. www.up.ac.za/services/marketing/mapungubwe.htm http://mapungubwe.up.ac.za/index2.html
9) Site de la télévision anglaise BBC http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/2446907.stm
10) http://www.unu.edu/africa/mbeki/oct2001.html visitée le 29/04/03
11) Aboubakry Moussa Lam « De l’origine égyptienne des Peules », éditions Présence Africaine/Khepera 1997 page 131
12) Cheikh Anta Diop, Conférence de Niamey au Niger en 1984, disponible en format audio sur www.ankhonline.com et www.cesaire.org 13) Ama Mazama « l’impératif afrocentrique » éditions Menaibuc 2003.




21:27 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

BRAVO JE TE FELICITE TON BLOG EST SUPER BIEN FAIT ET TRES INSTRUCTIF CONTINUE COMME CA

Écrit par : yamcha76 | 01/09/2004

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