23/11/2004

Paris a-t-elle un lien historique avec la déesse Isis ?

L’HISTORIOGRAPHIE DÉVOILE QU’IL EXISTE UN LIEN TRÈS ANCIEN ENTRE L’AFRIQUE NOIRE ET LA VILLE DE PARIS..

Que nous apprennent l’archéologie et les écrits anciens à propos de la diffusion de la culture africaine de la période pharaonique à travers le monde ?

En fait, ces données révèlent que durant l’antiquité avec le développement de la navigation et les échanges commerciaux autour de la Méditerranée, les populations méditerranéennes ont d’une part, favorisé l’installation de populations africaines (Egypte, Ethiopie, Phénicie/Canaan) sur leur sol, puis celles-ci ont progressivement adopté les croyances africaines et acquis des savoirs inconnus dans leur contrée (ex. constructions architecturales, fresques murales, cultes religieux, etc...).ISIS AFRICAINE ET SON FILS HORUS - 3.6 ko

 
 
ISIS AFRICAINE ET SON FILS HORUS





Comme nous le confirme le professeur J. Vendyes [1] :

« Suivant Tacite (Germ. 9), une partie des Suèves, peuple germanique, sacrifiaient à Isis (déesse égyptienne) ; en fait, on a trouvé des inscriptions où Isis est associée à la ville de Noreia divinisée ; Noreia est aujourd’hui Neumarket en Styrie. Isis, Osiris, Sérapis, Anubis ont eu des autels à Fréjus, à Nîmes, à Arles, à Riez (Basses Alpes), à Parizet (Isère), à Manduel (Gard), à Boulogne (Haute Garonne), à Lyon, à Besançon, à Langres, à Soissons. Isis était honoré à Melun, à Sérapis, à York et à Brougham Castle, mais aussi en Pannonie et aussi dans le Norique ».

Ainsi, comme en témoigne J. Vendyes, les divinités nègro-africaines de l’Egypte anciennes (Osiris, Isis, Horus, Anubis, etc...) vont faire l’objet de cultes dans de nombreux lieux autour de la Méditerranée et des prêtres Africains vont même initier ces populations à leurs cultes.

Il est facile de le vérifier car une peinture exposée au musée de Naples (Cf. dessous) témoigne de ce fait. D’autre part, il ne faut pas oublier qu’Hérodote, le père de l’histoire, a confirmé que les prêtres africains anciens veillaient particulièrement au bon respect de ces cérémonies religieuses.

CULTE D’ISIS ENSEIGNE AUX EUROPENS PAR DES PRETRES AFRICAINS - 19.4 ko

CULTE D’ISIS ENSEIGNE AUX EUROPENS PAR DES PRETRES AFRICAINS
                   MUSEE DE NAPLES



L’origine de la tradition des Vierges noires, en mémoire à Isis la femme d’Osiris, doit donc remonter à cette même époque et ces cultes existent encore aujourd’hui en Europe où ils se poursuivent en hommage à la vierge Marie (France, Espagne...ex. La vierge de Guadalupe en Espagne).

ISIS AFRICAINE PORTANT SON FILS - 44.3 ko

ISIS AFRICAINE PORTANT SON FILS





Ainsi, le nom même de la ville de Paris semble provenir de ce lien avec Isis. Le professeur Pierre Hubac qui reprend une certitude napoléonienne, ajoute d’ailleurs à ce propos [2] :

"Le nom même de Parisii pourrait bien signifier " Temple d’Isis", car il existait au bord du Nil une citée de ce nom et l’hiéroglyphe per figure sur l’enceinte d’un Temple de l’Oise".

En fait, comme le souligne le professeur Cheikh Anta Diop [3], les premiers habitants du lieu actuel où se trouvent Paris, la capitale de la France, portaient le nom de Parisii, sans raisons apparentes. Ces derniers avaient même tenté de résister aux troupes de César. Et il poursuit :

"Le culte d’Isis, comme on le voit, était très répandu en France, en particulier dans le Bassin Parisien ; il y avait partout des Temples d’Isis, selon la terminologie occidentale, mais il serait plus exact de dire « Maison d’Isis », car des dits temples étaient appelé en égyptien Per, lequel mot signifie exactement en égyptien ancien, comme en valaf actuel, l’enclos qui entoure la maison. Paris résulterait de la juxtaposition de Per-Isis, mot qui désigne effectivement des villes d’Egypte, comme le remarque Hubac" (d’après l’historien G. Maspéro).

Difficile de réfuter ces arguments lorsque l’on sait que la figure de proue du bateau que l’on trouve sur les anciennes armoiries de la ville de Paris, n’est autre que la déesse Isis. De même, ce bateau est tout simplement la représentation symbolique de la barque d’Isis.

ISIS - COURS CARREE - MUSEE DU LOUVRE

Photo : Dominique Césari

Le professeur Robert-Jacques Thibaud est aussi de cet avis [4] :

"C’est ainsi qu’à Paris, une grande statue d’Isis sur sa barque fut longtemps conservée dans l’église Saint-Germain-des-Prés, jusqu’à ce qu’un prêtre la détruise à coup de pioche au 18ème siècle. La nef ornant les armoiries de la ville de Paris ne serait autre que la barque d’Isis, tandis que la devise Fluctua Nec Mergitur rappellerait la navigation héroïque des suivants d’Horus (...) mais aussi celles des initiés circulant dans le secret des temples. Selon certains chercheurs, les antiques parisii, précurseurs des habitants de la capitale devraient même leur nom à la déesse".

Cette influence a été encore renforcée par la présence de navigateurs phéniciens en France et ailleurs qui assuraient à l’époque antique, l’essentiel du commerce méditerranéen.

Ce lien entre Paris et la déesse africaine Isis (la femme d’Osiris) est donc bien loin d’être une pure vue de l’esprit car des faits historiques concrets, viennent appuyer cette thèse. Il convient enfin de noter que dans les livres sacrés de l’Egypte anciene, Isis est appelée « S.t Kem », c’est-à-dire « La femme noire », chose confirmée par l’Egyptologue français Emile Amelineau : [5]

« Il est frappant que la déesse Isis (...) ait précisément la couleur de peau qu’ont toujours les Nubiens ».

STATUT D’ISIS EUROPEANISEE - 39.8 ko

STATUT D’ISIS EUROPEANISEE





Sur cette question, je vous laisse apprécier cet excellent complément d’information qui nous a été adressé par l’un de nos internautes :

Post de Koroto

Il existe en france,une très longue tradition orale,écrite et réligieuse, associant l’origine du nom "PARIS" au nom de la déesse negro-africaine "Isis".

Cette tradition affirme que le 1er site réligieux sur Paris, fut un temple d’ISIS, sur la rive gauche de la seine(actuel Saint-germain des près).

Le 2ème temple sera celui du dieu negro-africain Djehouty(THOT=Mercure)sur l’actuel rue saint-jacques ! .

Isis la déesse à la peau sombre et Mercure(Thot) étaient considérés comme les "messagers des dieux" et des "gardiens des carrefours".On rencontrait fréquemment leur image a la croisé des chemins,et dans les forets.

Le 1er temple d’ISIS serait devenu l’actuelle église de saint-germain-des près.

Le temple de Thot serait devenu l’eglise de Notre Dame des champs ! .

STATUT D’ISIS - PERIODE LATINE - 99.1 ko

STATUT D’ISIS - PERIODE LATINE





Le moine Abbon de l’Abbaye de saint-germain des près(fin IXéme siècle) écrivait :

"Lutèce(Paris ?)ainsi te nommait-on autrefois ;Mais a présent ton nom vient de la ville d’Isia, sise au centre du vaste pays des grecs..O lutèce.Ce nom nouveau que le monde te donne,c’est PARIS,c’est a dire"pareille a ISIA" ;avec raison car elle t’est semblable".

Gilles Corrozet publia en 1532 son livre "la fleur des antiquités... cité de Paris".On peut y lire :

"... comment la ville de Paris fut nommée.Près d’Icelle ou saint-germain des prés,était un temple a 1 idole de la déesse Isis,laquelle selon Jehon le maire,fut reine d’egypte et femme du grand OSIRIS, surnommé JUPITER-le juste..La dite cité(Paris) était si proche dudit temple,qu’elle fut nommée Paris,qui est a dire"juste et près de la déesse Isis".

En 1612,l’abbé du Breul confirme ce propos dans son "théatre des antiquités de la ville de Paris". C’est donc une longue tradition en France, qui affirme que le nom Paris a pour racine le nom d’Isis.

Il m’a été récemment confirmé que l’appelation "Paris-ville de lumière" était en rapport avec Isis,la déesse noire,dont le corps serait identifié a la "pierre philosophale".

Cette matière lumineuse noire(pierre philosophale)est ainsi associée a la ville lumière, à travers le corps d’Isis,la noire !

Le culte d’Isis était encore le plus pratiqué en Europe au 4éme siècle. C’est après le concile de nicée de l’empereur Constantin,que l’europe va s’inventer une réligion commune (le christianisme)et un dieu commun Jesus(IesuS).

Tous les lieux de culte d’Isis vont devenir ceux de Jesus. Jesus-fils de Mariam(Is-Is,l’aimée d’AMEN=AMon le Dieu egyptien).

jesus abrégé(Is)fils de IsIs(jesus- jesus).Le mot "Is" signifie "ce qui est sacré".Paris est le temple sacré ; Chartre-s(carnute(pierre)-is)est la pierre sacrée.

Isis est 2 fois jesus, 2 fois sacré et mère de Dieu.

Sources :

[1] Cf. J. Vendyes, Les religions des Celtes, des Germains et des Anciens Slaves, Coll. Mana, tome 3, p. 244.

[2] Cf. Pierre Hubac, Carthage, éd. Bellenand, 1952, P. 170.

[3] Cf. Cheikh Anta Diop, Nation Nègre et Culture, éd. Présence Africaine.

[4] Cf. Robert-Jacques Thibaud, Dictionnaire de mythologie et de symbolique égyptienne, éd. Dervy, 1996.

[5] Emile Amelineau, Mes fouilles d’Abydos, Collège de France.



17:55 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/11/2004

Les origines historiques de la Bible

UNE ANALYSE HISTORIQUE DU CONTEXTE HISTORIQUE DE L’ÉPOQUE BIBLIQUE NOUS RÉVÈLE DES VÉRITÉS CACHÉES...

En 586 av. J.C, les Juifs subissent une véritable catastrophe nationale et identitaire résultant de la destruction du Temple et de la ville de Jérusalem et de la déportation de l’intelligentsia juive par les Babyloniens de Nabuchodonosor.

Suite à cette catastrophe, un grand nombre de Juifs s’enfuient en Egypte, pour former la communauté d’Eléphantine. Puis après une période de persécution, ils gagnent l’Ethiopie, se mélangent avec une partie de la population noire et forment la communauté des Falasha.

Mais pour les Juifs restés sur place, tous les piliers sur lesquels s’établissait leur identité étaient alors détruits : le clergé et le roi Sédécias, médiateurs entre le peuple et les dieux (élohim, en hébreu) étaient exilés à Babylone.

Effet, à l’instar des autres peuples de la région, les Juifs étaient à l’origine polythéistes et idolâtres comme le révèlent leurs propres documents. Leurs ancêtres possédaient des Téraphim, c’est à dire des idoles domestiques représentant différentes divinités « Genèse 31 : 17 à 35 ». Ils se prosternèrent devant les Ashéra, c’est à dire un pieu ou un arbre sacré attribut d’une divinité « Juges 6 : 25 à 30 ».

Le premier livre de Samuel, chapitre 4, verset 8 dit explicitement : « Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont ces dieux qui ont frappé les Egyptiens de toutes sortes de plaies dans le désert  ». Ou encore un papyrus araméen d’Eléphantine daté de 398 av. J.C, dit ce ci : «  Le salut de tous les dieux, abondamment en tous temps ». Une tablette assyrienne du roi Sargon II au 8e siècle av. J.C, révèle encore ceci « Je comptai pour prisonniers 27 280 personnes ainsi que leurs chars et les dieux en qui ils se confiaient  ».

Ces documents sont connus de tous les chercheurs, et nous pouvons constater que le monothéisme ancestral des Juifs n’est qu’une vue de l’esprit remontant au 4ème siècle av. J.C.

Le Temple de Jérusalem, où se trouvait l’arche contenant les fameux élohim, symbolisant la présence divine auprès du peuple, était en ruine. Le pays était occupé par une puissance étrangère, les dieux des Juifs Yaho, Anath, Bethel, Ishum, Herem (papyrus araméens d’Eléphantine) étaient impuissants face aux dieux des babyloniens (Marduk, Bel, Ishtar).

Pour maintenir un temps soit peu l’identité juive et sortir de cette période de crise, en 398 av. J.C, sous la direction du scribe et sacrificateur Esdras, les intellectuels Juifs acculturés à la sauce babylonienne « Daniel 1 : 1 à 8 » , se mirent à rassembler le maximum de traditions sémitiques, afin d’opérer une véritable renaissance du peuple juif, en fondant une nouvelle identité basée sur la Torah, avec ses récits, ses rites et ses lois.

Bien évidemment, pour que cette Torah soit acceptée par la masse, il fallait lui donner une certaine antériorité et une paternité, c’est alors que les scribes inventèrent à cet effet le personnage de Moïse, non pas de toute pièce, mais à partir du personnage d’Akhenaton (voire à ce sujet : La véritable Bible de Moise, de Pierre NILLON).

Comme le montre cette liste non exhaustive, à partir du 4ème siècle av. J.C, les Juifs avaient entre les mains toute la documentation nécessaire à l’élaboration des grands récits de la Torah, puis au remaniement de ceux-ci, et cela jusqu’en 90 ap. J. C, où le Concile de Yabnéel alias Jamnia en grec, l’actuel Yebna fixa le canon des livres saints aujourd’hui reconnu dans le judaïsme :

-  L’histoire de la Tour de Babel est inspirée de la Tour de Babylone édifiée au 6e siècle av. J. C, par le roi Nabuchodonosor sous le nom de : Etem En Anki.

-  L’histoire du déluge de Noé est inspirée du déluge d’Out Napishtim qui se trouve dans l’épopée de Gilgamesh au 7e siècle av. J.C.

-  Les lois dites mosaïques sont inspirées du Code d’Hammurabi au 18ème siècle av. J.C.

-  Le récit de l’exposition de Moïse sur le Nil est inspiré d’un récit du 8e siècle av, J.C, de l’exposition du roi Sargon d’Akkad sur l’Euphrate.

-  Le récit de la souffrance de Job est inspiré du récit babylonien du < Juste souffrant », datant du 6ème siècle av. J.C.

-  Le personnage d’Abraham est inspiré du personnage d’Abisha au 19ème siècle av. J.C, dans la tombe de Knum Hotep III.

-  Le récit de Joseph et de la femme de Potiphar est inspiré du récit du « Conte des deux frères », au 13e siècle av. J.C.

-  Le livre des proverbes est inspiré de la « Sagesse d Aménémopé », au 13ème siècle av. J.C.

-  L’histoire des hébreux en Egypte est inspirée de l’histoire des Hyksos en Egypte au l8e siècle av. J.C.

-  Le personnage de Moïse fondateur du monothéisme est inspiré de celui du pharaon monothéiste Akhenaton au 14ème siècle av. J.C.

-  Le séjour de 400 ans en Egypte est inspiré de « La stèle de l’an 400 » datée du 13ème siècle av. J.C.

-  La liste des dix patriarches antédiluviens est inspirée de la « Liste royale sumérienne », mentionnant également le nom de dix rois antédiluviens, et datant du 8e siècle av. J.C.

-  Le récit de la création est inspiré d’un récit babylonien de la création « Enuma Elich daté du 6ème siècle av. J.C.

Ceci explique pourquoi, aucun document égyptien, cananéen, assyrien, babylonien, perse, ou même juif comme les papyrus araméens d’Eléphantine, antérieur au 4ème siècle av. J. C, ne mentionne le personnage de Moïse, ou la loi de ce dernier (il en va de même pour les soi-disant prophètes Juifs).

Pourtant les Juifs ont séjourné un grand nombre d’années, voire même de siècles au contact de tous ces peuples, même Hérodote le père de l’Histoire ignore cet illustre personnage de Moïse dans ces enquêtes au 5ème av. J.C. Ce n’est qu’à l’époque grecque, vers 320 av, J.C, dans les écrits d’Hécatée d’Abdère que nous trouvons les premières allusions à un personnage nommé Moïse et à la loi de ce dernier. De même, ce n’est qu’à cette époque sous Ptolémée Il Philadelphe (283 à 246 av. J.C) que s’effectue la première traduction de la Torah, la fameuse version de la Septante.

Or, nous savons que bien avant les Grecs, il était courant de trouver des traductions des oeuvres littéraires importantes.

Comme nous pouvons le constater, et comme le pensent également certains Juifs laïques à l’instar du professeur Yaaqov Kupitz de l’université hébraïque de Jérusalem, la Bible n’est qu’un simple plagiat remontant à l’époque grecque (Science et Avenir, hors-série n° 113, de Décembre 1997 et Janvier 1998, p. 4 à 87).

Conclusion :

Les Juifs n’ont donc pas la véritable Bible de Moïse, mais une simple compilation de documents plagiés à l’époque grecque sous la direction du scribe et sacrificateur Esdras. D'autres auteurs (tel Richard Friedman dans Qui a écrit la Bible) ont démontré le caractère mosaïcal de la Bible qui évolua de manière constante au gré des époques afin de modelé les textes sacrés à la réalité politique et sociale du temps.



23:12 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/11/2004

LES FEMMES DANS L’ANTIQUITÉ ET LA FEMME AFRICAINE

EGALITÉ OU NON ENTRE LA FEMME ET L’HOMME ?

Ahmés-Néfertari REINE d’Egypte - 46.4 ko

Ahmés-Néfertari REINE d’Egypte



INTRODUCTION

Aujourd’hui, dans les trois religions qui sont présentées comme monothéistes, judaïsme, christianisme et Islam, la femme ne fut jamais considéré comme Dieu. Le concept d’un Dieu masculin semble avoir toujours existé. Pourtant, la prédominance très ancienne de la déesse-mère est un fait indiscutable. Dieu fut d’abord une femme. Soyons plus clair : Dieu fut d’abord Déesse. En effet les Vénus stéatopyges (aux fesses grasses) furent les premières divinités (ayant visages humains) de l’histoire de l’humanité (voir aussi les statuettes aurignaciennes stéatopyges). Dieu en tant que potentat unique et masculin n’a pas de tout temps existé dans nos croyances.

Avant de parler des femmes de l’antiquité, jetons un coup d’œil sur une catégorie de femmes persécutées à la fin du Moyen Age : Des guérisseuses, diabolisées par une Église à la recherche de boucs émissaires pour confronter son unité face aux hérésies, deviennent ces sorcières qui vont connaître l’enfer sur terre. Ces hommes misogynes de l’Inquisition vont exorciser leur haine de la femme, coupable selon eux d’un péché originel. Le pape Innocent VIII promulgue en 1484 la bulle Summis desiderantes affectibus où il exhorte les prélats à réprimer encore plus durement la sorcellerie. Il était admis que la femme était davantage tournée vers les pratiques magiques et qu’elle était plus souvent « un monstre ». Les femmes représentent plus de 80% des persécutés et lorsqu’elles sont reconnues coupables de sorcellerie, elles sont brûlées. « Elles sont plus méchantes » dit un ouvrage de l’époque. L’occident médiéval est donc très marqué par une domination totale de l’homme sur la femme. La femme est d’abord sous l’autorité de son père et lors d’un mariage éventuel, sous l’autorité de son mari. L’épouse doit obéir à son mari ; c’est lui qui gère les biens. La répression de l’adultère est au détriment exclusif de la femme : sur la plainte du mari, la femme convaincue d’adultère est enfermée à temps ou à perpétuité dans un couvent et perd sa dot ou son douaire. Le discours, souvent antiféministe, découle en partie du statut d’Ève dans la Bible. En effet, la Bible donne à la femme la responsabilité du péché originel : « La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, désirable pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit (défendu par Yahvé) et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il mangea. »

Après ce rappel, nous proposons de comparer la condition de la femme africaine de l’époque pharaonique avec la condition des femmes mésopotamiennes, grecs, romaines, hébreux et arabes de l’Antiquité.

LA FEMME MÉSOPOTAMIENNE

Les lois babyloniennes, réunies pour la première fois en 1750 avant J.-C. dans le Code d’Hammourabi, précisent que le chef de famille (évidemment un homme) est propriétaire de son épouse et de ses enfants. La femme ne peut pas disposer de sa dot librement. La dot est transmise aux enfants mâles après son décès. Pour l’épouse, un divorce relève d’un véritable « parcours du combattant ». Les lois, écrites en Mésopotamie, proclamaient la supériorité de l’homme.

L’Historien Hérodote a écrit à propos d’une loi de Babylone : « la plus honteuse des lois de Babylone est celle qui oblige toutes les femmes du pays à se rendre une fois dans leur vie au temple d’Aphrodite pour s’y livrer à un inconnu ...Celles qui sont belles et bien faites sont vite de retour chez elles, les laides attendent longtemps sans pouvoir satisfaire à la loi ; certaines restent dans le temple pendant trois ou quatre ans ».

LA FEMME HEBREU

Yahvé créa l’homme à son image mais la femme est tirée de l’homme.(Gn 1/26, Gn 2/18, Gn 2/22) Puis la femme commet le premier péché de l’histoire de l’humanité (Gn 3/6), celui qui coûtera la vie à l’homme. A Sodome, c’est encore une femme qui désobéit (la femme de Lot, Gn 19/26). Puis dans la montagne, les deux filles de Lot font boire du vin à leur père pour coucher avec lui ( Gn 19/30 à 19/38 ). Pour la purification de la femme accouchée, on précise : si elle enfante une fille, elle reste deux fois plus longtemps impure que pour l’accouchement d’un garçon. ( Le Lévitique 12 ).

D’après Yahvé : un homme entre vingt et soixante ans vaut 50 sicles d’argent alors qu’une femme n’en vaut que 30. La valeur d’un individu est fonction de son sexe et de son âge. ( Le Lévitique 27 ) Lorsque Miryam, ainsi qu’Aaron, parla contre Moïse à cause de la femme kushite qu’il avait prise, seule Miryam est punie, bien qu’Aaron se reconnaisse lui-même aussi coupable qu’elle ( Les Nombres 12 ). Samson, un héros local, est consacré au Dieu Yahvé dès le sein de sa mère, et son "naziréat" est la source de sa force. Il est trahi par une femme, Dalila. Athalie (841-835 avant J.-C.) entreprend d’exterminer toute la descendance royale.(2 R 11/1)

On peut rajouter ce que dit l’Hébreu Paul : (Paul est un homme qui déteste les femmes. Il suffit de lire ses épîtres pour s’en convaincre) Paul est celui qui dit : « Le chef de tout homme, c’est le Christ ; le chef de la femme, c’est l’homme ; et le chef du Christ, c’est Dieu. », « Ce n’est pas l’homme, bien sûr, qui a été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. », « Que les femmes soient soumises à leurs maris comme au Seigneur : en effet, le mari est le chef de sa femme... », « Pendant l’instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de faire la loi à l’homme. Qu’elle garde le silence. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Ève ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui, séduite, se rendit coupable de transgression » (1Cor 11/3, 1 Cor 11/8 à 11/9, 1 Cor 14/34 à 14/35, Ep 5/21 à 5/24, Col3/18, 1 Tm 2/11 à 2/14, Tt 2/5).[nb : Paul est aussi appelé Saul dans la Bible ] Remarques : Paul est un Pharisien, Hébreu fils d’Hébreux ( Ph 3/5 à 3/6 ) et il est citoyen romain de naissance ( Ac 22/22 à 22/29 ).

Or les pires ennemis de Jésus d’après les évangiles sont les Sadducéens et les Pharisiens. Pour Jésus, les Pharisiens sont des hypocrites ( Mt 15/1 à 15/7, Mt 22/15 à 22/18, Mt 23/15, Mt 23/27, Mt 23/29, Mc 7/5 à 7/6, Mc 12/13 à 12/15, Lc 12/1 ). La justice des pharisiens n’est pas bonne : « Car je vous le dis : si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Mt 5/20) Pour Jésus, les Hébreux n’ont pas la foi car ils ne croient pas en lui. (Mt 8/9 à 8/12) Les épîtres de Paul sont en contradiction totale avec le message humaniste et universel de Jésus. D’après plusieurs évangiles apocryphes c’est une femme, Maria la Magdaléenne, qui était l’apôtre principal de Jésus.

Simon Pierre contredit aussi Jésus quand il dit dans l’Évangile apocryphe de Thomas : « les femmes ne sont pas dignes de la vie »

LA FEMME ARABE

Période préislamique : La femme bédouine était considérée comme un être faible irresponsable. L’absence de statut mettait bien souvent la femme au même niveau que les chameaux chez les Bédouins. La naissance d’une fille n’était guère appréciée. Avant l’Islam, la coutume était souvent de tuer les filles à la naissance, en les enterrant vivantes. La volonté de la femme ne comptait pas dans le choix de son futur époux.. C’est son père, son frère ou son tuteur qui décidait à sa place. Il y a achat de l’épouse. Le mariage pouvait se faire aussi par échange. La femme était une partie du patrimoine, un bien. Les épouses et les filles d’un défunt faisaient partie des biens à partager. Inversement, l’homme hérite de ses épouses. L’homme répudiait sa femme comme bon lui semblait.

Période Islamique : Bien que le Coran consacre une Sourate entière (la sourate 19) à Marie (la mère de Jésus), il est dit dans le Coran : « Les maris sont supérieurs à leurs femmes » Sourate 2, Verset 228 « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci ...Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l’obéissance ; vous les reléguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt qu’elle vous obéissent, ne leur cherchez point querelle... » Sourate 4 Verset 38 Néanmoins l’islam, unificateur des Arabes, a tenté d’améliorer le statut de la femme bédouine (par exemple la fille hérite de biens mais moins que son frère). L’homme, qui veut divorcer, n’a besoin d’aucun motif mais si la femme décide de divorcer, elle doit fournir de très bonnes raisons.

LA FEMME GREC

Dans la Grèce Antique, les femmes sont inférieures aux hommes. Elles ne sont pas citoyennes. Le mari a « le droit de vie et de mort » sur l’épouse et les enfants. La domination masculine étouffait la voix des femmes comme on l’a rarement vérifié ailleurs. L’identité personnelle de la femme est niée. Elle est « fille de » ou « épouse de ».

Aucune civilisation ancienne n’a accordé une place aussi visible, aussi tranquillement officielle, aux relations homosexuelles que celle de la Grèce antique. Le statut privilégié de l’homosexualité masculine est plus valorisant que la fréquentation des femmes dans la société grec. Les grecs allaient jusqu’à mettre de jeunes garçons à la disposition des hommes de leur entourage. Examinons les pensées de deux Grecs, Platon et Aristote :

Platon (429 - 347 av.J.-C.) Platon soutient que les hommes qui, dans leur première vie, « étaient lâches ou qui passaient leur vie dans l’injustice...furent changés en femmes à la seconde naissance », attestant ainsi de ce qu’être une femme est une punition du sort. Platon affirme que les femmes sont en toutes choses « moins bonnes » que les hommes. L’érotique homosexuelle masculine est valorisée dans la mesure où elle est le support de la transmission du savoir et de la pensée, de l’ancien au jeune (selon la pratique pédérastique de la cité grecque).

L’hétérosexualité quant à elle est associée au registre de la procréation. L’ homosexualité masculine est justifiée par une procréation intellectuelle et morale (accoucher les esprits). La procréation de l’esprit (homme avec homme) est supérieure à la procréation physique (femme avec homme). Chez Platon est suggéré une infériorité de la raison féminine par rapport à la raison masculine. Le père est ressource, la mère est pénurie. Les hommes qui cherchent la sagesse préfèrent la procréation par l’esprit, et se tournent vers les hommes ; ceux qui cherchent la procréation par le corps se tournent vers les femmes.

Aristote (384 - 322 av.J.-C.) Aristote situe la femme aux limites de la cité et de la sauvagerie, de l’humain et de la brute. La capacité délibérative de la femme est nulle. Elle ne partage pas la position constitutive du citoyen. Il n’y a même pas de mot pour désigner la citoyenne ou l’Athénienne dans la cité. Aristote rapproche le destin de la femme à celui de l’esclave. Les femmes sont une menace pour la vie harmonieuse de la cité. Le « désordre » des femmes est pire que celui que sèment « les ennemis eux-mêmes ». Pour Aristote, la femme est un être « plutôt inférieur » alors que l’esclave « un être tout à fait médiocre ». La femme et l’esclave sont « des êtres faits naturellement pour obéir ».

Les différences physiques ou « psychologiques » entre hommes et femmes ne sont pas seulement pensées en termes de supériorité-infériorité, mais définissent la « femelle » en termes de défectuosité, de manque, voire de monstruosité. Si le sperme du mâle dépérit, il engendre une femelle, qui ressemble à sa mère. Si le sperme de mâle est fort, comme c’est la règle, il génère un mâle. Présentée comme une défectuosité, cette dissemblance qu’est la naissance d’une fille constitue pour Aristote le premier écart de l’humanité parfaite, la première manifestation de monstruosité. La femme est donc pour Aristote la première manifestation de la monstruosité. Le monstre est l’enfant qui ne ressemble pas à son père. Si il n’y avait que des géniteurs mâles, l’ humanité serait parfaite.

LA PROCREATION DE L’ESPRIT CHEZ LES GRECS - 56.5 ko

LA PROCREATION DE L’ESPRIT CHEZ LES GRECS



(Cf. pour Platon : La République ; Le Timée ; Le Banquet) (Cf. pour Aristote : Politique ; De la génération des animaux) (Cf. F. Collin, E. Pisier, E. Varikas : Les Femmes de Platon à Dérrida)

LA FEMME ROMAINE

La femme romaine est une mineure perpétuelle. L’homme a droit de vie et de mort (uitae necisque potestas) sur sa femme (par exemple, le fait que sa femme boive du vin pouvait suffire !). La femme romaine reste sous la tutelle de son père jusqu’au mariage. Dans tous les cas, l’épouse a besoin du consentement de son tuteur. Dans le droit romain, la condition des femmes est pire que celle des hommes, elles sont inférieures aux hommes. D’après D. Gourevitch (directrice d’études à l’École pratique des hautes études) et M-T Raepsaet-Charlier (professeur à l’Université libre de Bruxelles) : « Trois incapacités principales frappent la femme : la puissance paternelle (patria potestas) du père de famille (pater familias), la tutelle (tutela) qui en est le substitut pour les pupilles et pour les femmes après le décès de leur père, et la manus ( littéralement « la main », mais on emploie traditionnellement le terme latin pour désigner cette autorité maritale) du mari dans le cadre du mariage sous sa forme ancienne. » La femme n’a jamais eu sur ses enfants cette « puissance paternelle ». « Les femmes sont donc des mineurs perpétuelles » Le femme n’a aucun droit politique. Elle « ne peut exercer aucun des droits essentiels du citoyen romain ». Elle est écartée de toutes les fonctions civiques ou publiques.

« L’obligation de fidélité conjugale n’existe à Rome qu’à charge de la femme. » Et pour la sociologie du mariage : « la charge la plus importante des femmes est de recevoir (le sperme) et de protéger le produit de la conception » Selon Pierre Brulé (Professeur d’histoire grecque à l’Université Rennes-II) : « Les Romains ne donne même pas de nom à la femme, qui n’est normalement désigné que par le nom de la famille de son père mis au féminin. » Selon Paul Veyne (Professeur au Collège de France) : « l’homosexualité active (masculine) est partout présente dans les textes romains. Cicéron a chanté les baisers qu’il cueillait sur les lèvres de son secrétaire-esclave...Virgile avait le goût exclusif des garçons...Horace répète qu’il adore les deux sexes. » Plutarque écrivait : « La femme mariée idéale est muette et ne s’exprime pas en l’absence de son mari » Une autre phrase de l’époque qui veut tout dire : « Si nous pouvions vivre sans femmes, nous nous passerions volontiers de ce fardeau ».

LA FEMME EGYPTIENNE

En Égypte, les femmes étaient les égales des hommes devant la loi. Des femmes ont eu droit à leur propre pyramide. La femme mariée possédait une partie des biens du couple. Les couples sont courants dans les peintures, les statuts, les bas-reliefs. Les égyptiens tiraient une fierté certaine de leur ascendance maternelle. L’importance accordée à la lignée maternelle était courante chez les africains noirs de l’Antiquité. Les femmes pouvaient intervenir librement au cours d’un procès, en tant que plaignante, accusée ou témoin. Sauf si un testament en décidait autrement, tous les enfants recevaient une part égale d’héritage. Les égyptiennes pouvaient se lancer dans les affaires et la société ne voyait aucun inconvénient à ce que les filles reçoivent un enseignement. Même des ménagères, à Deir el-Médineh (une ville ouvrière de Haute-Égypte), savaient lire et écrire (voir les ostraca retrouvés sur ce site). Légalement, les postes importants n’étaient pas fermés aux femmes (aucun texte égyptien ne s’oppose à la possibilité de promotion). La dame Nébèt fut Vizir à l’Ancien Empire ( Vizir est l’échelon le plus élevé de la hiérarchie sociale, juste au-dessous du pharaon ; le vizir était le bras droit du pharaon et le coordinateur de toutes les activités).

L’égyptienne possède une certaine liberté dans le choix de son époux (mais elle doit avoir l’accord de son père). Et si la femme adultère risquait de perdre des biens lors du divorce, il était jugé inacceptable qu’un homme puisse avoir des rapports sexuels avec une femme marié. Les défuntes recevaient un mobilier funéraire similaire à celui des hommes. Dieu, en Égypte, crée ensemble l’homme et la femme. Dès le IIIe millénaire, on trouve des femmes pharaons (femmes régnant seules) : On a trouvé de nombreux indices qui attestent du règne d’une femme dès la première dynastie (Mérit-Neïth est en réalité le troisième pharaon de la première dynastie) ; La femme pharaon Nitocris de la VIe dynastie ; La femme pharaon Sobek-Néférou de la XIIe dynastie ; La femme pharaon Hatshepsout de la XVIIIe dynastie (certainement la plus importante des femmes pharaons) ; Néfertiti, à la XVIIIe dynastie, épouse d’Akhénaton, semble être pharaon car toutes les apparences nous laissent supposer qu’elle régnait avec son mari ; La femme pharaon Taousert de la XIXe dynastie. Traditionnellement c’est l’homme qui régnait en Égypte, cependant personne ne s’opposait à l’accession des femmes au trône. Lorsque le pharaon (homme) était mineur, sa mère pouvait devenir régente.

( Remarques : nous ne mettons pas dans la liste des pharaons Cléopâtre parce qu’elle n’était pas d’origine africaine noire. Cléopâtre est une souveraine d’origine étrangère. A son époque, les africains n’étaient plus les maîtres de l’Égypte car en 332 av.J.-C, faisant suite à l’invasion perse, le roi de Macédoine Alexandre fait la conquête de l’Égypte. A la mort d’Alexandre, l’Égypte échoit à Ptolémée, un général d’Alexandre. Cléopâtre est la dernière régnante de la dynastie ptolémaïque. ) La légitimité découle de la femme et le futur roi est très souvent le fils d’une authentique princesse d’Égypte. Les reines sont dépositaires du sang divin.

L’égyptienne, femme noire (Cf. notre document intitulé « Les Origines Nègres de l’Égypte Antique »), est légalement maîtresse de maison. La dame Péseshet, est la première femme médecin connue de l’ histoire de l’ humanité (IIIe millénaire). Elle a obtenu le titre de « Chef des femmes-médecins ». Dans la grammaire égyptienne, le collectif est féminin. Selon Diodore (Historien grec ayant visité l’ Égypte) : « Les maris (égyptiens) s’engagent dans le contrat de mariage à obéir en tout à leur épouse » Selon Hérodote (Historien grec ayant visité l’ Égypte) : « chez eux (les égyptiens), ce sont les femmes qui vont au marché et font du commerce de détails ; les hommes restent au logis, et tissent... »

L’ Archéologie a montré que l’on pouvait trouver « Les textes des Pyramides » dans le tombeau des reines et d’après la religion égyptienne, c’est un homme, Seth, qui commet le péché originel (mais l’humanité n’est pas condamnée comme dans l’Ancien Testament) L’équilibre cosmique, la vérité et la justice sont symbolisés par une femme, la fille bien-aimée de Rê, Maât.

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LE COUPLE EN EGYPTE



LES AUTRES FEMMES EN AFRIQUE

[Chez les Troglodytes] Les femmes jouissaient d ’une certaine autorité morale et étaient respectées. Lors des bagares entre hommes au sujet des pâtures, les femmes intervenaient et séparaient les combattants. (Strabon, XVI, 4, 17 ; Agatharchide, V, 63)

[Au moins chez les Mégabares] Il est interdit de frapper les femmes d ’aucune manière (Diodore II, 33, 4)

[Chez les Amazones] Le rôle militaire incombe aux femmes. Tout le temps qu ’elles sont soumises aux obligations militaires, elles conservent fidèlement leur virginité. Les hommes sont confinés à la maison. Ils exécutent docilement les tâches assignées par celles avec qui ils vivent. Ils ne participent ni à la guerre ni au pouvoir, et n ’ont aucun droit d ’exprimer leur avis sur les affaires publiques, ce qui risquerait de les enhardir jusqu ’à vouloir s ’imposer aux femmes. Lors des naissances, les nouveau-nés sont remis aux hommes, et ceux-ci les nourrissent avec sollicitude de lait et d ’autres aliments cuits, en rapport avec leur âge (Diodore, III et Apollonios de Rhodes)

[Soudan Méroïtique] Voici ce qu’en dit le savant Sénégalais Cheikh Anta Diop dans son livre Nations Nègres et Culture : « On peut remarquer l ’absence de reine dans l’histoire grecque, romaine,..., perse ; (...) les reines étaient fréquentes en Afrique Noire et lorsque le monde indo-européen acquit assez de force militaire pour se lancer à la conquête des vieux pays qui l ’avait civilisé, il se heurta à la résistance farouche, irréductible, d ’une reine dont la volonté de lutte symbolisait l ’orgueil national d ’un peuple qui, jusque-là, avait fait marcher les autres sous ses lois. Il s ’agit de la reine Candace du Soudan Méroïtique qui impressionna toute l ’antiquité par la résistance qu ’elle opposa à la tête de ses troupes aux armées romaines de César Auguste. La perte d ’un œil au combat ne fit que redoubler son courage ; le mépris dont elle témoignait pour la mort, son intrépidité forcèrent l ’admiration , même celle d ’un chauvin comme Strabon : ‘ Cette reine eut un courage au-dessus de son sexe ’ »

Reine d’Afrique - 91.6 ko

Reine d’Afrique



CONCLUSION

La place de la femme dans les sociétés Egyptiennes puis africaines expliquent en grande partie l'écart entre l'éducation à l'européenne et l'éducation à l'africaine. Ainsi, l'affaiblissement général de la puissance masculine suite aux deux guerres mondiales (ayant tués des millions d'hommes en Occident) et l'émancipation brutale des femmes qui suivit avec les mouvements féministes des années 1960, le choc provoqua l'effondrement d'un système éducationnel occidental et l'éclosion de familles monoparentale. En revanche, l'Afrique sub-saharienne, ayant conservé malgré les colonisations successives (arabes puis occidentales) une certaine rigueur familiale où la femme, contrairement aux idées reçues, avait sa position claire et définie, chacun, dans le ménage, ayant un rôle clair et précis.

 



22:03 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/11/2004

Pourquoi l’Europe a-t-elle accédée si tardivement à la civilisation ?

COMMENT EXPLIQUER L’ÉCLOSION TARDIVE DE LA CIVILISATION EN EUROPE ?

L’archéologie et la documentation historique révèle que le continent européen fut le dernier à accéder à la civilisation, bien après l’Inde, l’Asie, l’Arabie et l’Afrique. Quelle en est la cause principale ?

En fait, la raison principale de ce retard est le climat. En raison de la longue période de glaciation, les hommes du nord, n’ont pu comme ils l’auraient souhaité, percer les mystères de la nature. Il leur fallait surtout se réchauffer pour rester en vie et observer la nature froide à l’extérieure des grottes, était un luxe dangereux.

Cette période dite de glaciation Würmienne, a donc retardé par la même occasion, les progrès techniques des hommes vivant sur place.

Le professeur Jean Pierre Vernant est d’ailleurs sur ce point assez explicite (Cf. Jean Pierre Vernant, Mythe et pensée chez les Grecs, éd. La découverte, Paris, 1985) :

"Au début du VIème siècle avant J. C., la pensée astronomique en Grèce ne repose pas encore sur une longue suite d’observations et d’expériences (...) Elle ne s’appuie pas sur une tradition scientifique établie (...) Dans la Grèce archaïque, il n’y a pas encore de sciences constituées".

Il leur a donc fallu aller puiser en Afrique et en Orient, les connaissances scientifiques qui leur faisaient défaut pour accéder à la civilisation :

"Les Grecs ont donc utilisé des observations, des techniques, des instruments que d’autres avaient mis au point".

Confirme encore Jean Pierre Vernant. Il est encore facile de constater que dans les steppes eurasiatiques, berceau originel de Européens, on ne trouve aucune trace de civilisation ancienne.

Mais pour confirmer le retard pris par l’Europe dans l’accession à la civilisation, nous pouvons encore nous appuyer sur les dates de création des premières bibliothèques.

En effet, si l’on considère que "l’Histoire" commence avec l’apparition de l’écriture, que dire alors de l’apparition des bibliothèques.

Leur simple présence témoigne clairement du degrés d’avancement d’un peuple, d’une civilisation. La première bibliothèque publique fondée à Athènes, est l’œuvre de Pisistrate au VIème siècle avant J. C.

La bibliothèque de l’Académie de Platon et celle du Lycée d’Aristote remontent à peine au IVème siècle avant J. C. Ce furent les premières bibliothèques d’études en Europe. La Rome antique, fut moins pressée d’en créer. Les premières bibliothèques familiales privées, initiées par la famille romaine Scipions au IIème siècle avant J. C., furent suivies seulement au Ier siècle avant J. C., sous l’impulsion de Jules César et d’Auguste, par la création de bibliothèques publiques.

Qui plus est, l’écriture grecque n’est pas une invention européenne puisque cette technicité leur a été livrée clée en main par un noir nommé Cadmos, le fils de l’Africain Agenor, le frère d’Europe, noire elle aussi.

Par contre pour l’Afrique, l’historien grec Hécatée d’Abdère rapporte par exemple que du temps de Ramsès II, les bibliothèques avaient comme appellation "Pour la guérison de l’âme".

Les bibliothèques sacrées sont apparues très tôt en Afrique pharaonique, vers 2 200 avant J. C. L’archéologue Flinders Petrie a d’ailleurs mis à jour sur le site de la bibliothèque sacrée du temple de Ramsès II, des papyrus datant de la XIIème dynastie, dont certains étaient des textes dramatiques.

En Syrie, des fouilles archéologiques réalisées sur le site d’Ebla, ont révélé l’existence de bibliothèques vers 1800 avant J. C. Et cela sans citer les bibliothèques créées en Inde ou encore en Chine bien avant leurs homologues européennes.

Il faut savoir que les Grecs n’ont jamais cherché à nier ou à cacher leur retard. Ils en étaient totalement conscients. D’ailleurs le géographe grec Strabon nous le dit clairement dans Géographie, livre XVII :

"Et si le monde leur doit de savoir aujourd’hui (les Egyptiens) combien de fractions de jours il faut ajouter aux 365 jours pleins pour avoir une année complète, les Grecs ont ignoré la durée vraie de l’année et bien d’autres faits de même nature, jusqu’à ce que des traductions en langue grecque des mémoires des prêtres égyptiens aient répandu ces notions parmi les astronomes modernes, qui ont continué jusqu’à présent à puiser largement dans cette même source comme dans les écrits et observations des Chaldéens".

Ainsi, n’en déplaise à Hegel, qui accusait le climat chaud du sud d’être inapte à l’épanouissement intellectuel des hommes, c’est en fait le climat froid du nord a pendant longtemps, retardé les progrès des Européens, qui ont du, de l’aveux de leurs propres ancêtres, puiser à l’extérieur de leurs frontières, les éléments de la civilisation. Ceci prouve au combien, les hommes sont interdépendants depuis l’antiquité.



19:54 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/11/2004

L'Egypte Ancienne, civilisation Négroïde

EXPLICATION SIMPLE DE L’ORIGINE NÈGRE DE LA CIVILISATION ÉGYPTIENNE.

Les égyptologues et les historiens, qui falsifient l’Histoire de l’Afrique, veulent imposer des oppositions factices entre les Égyptiens anciens et les autres africains noirs.

Mais les personnages couramment montrés, comme des Nubiens ou des Soudanais, sont en réalité des Égyptiens.

Les textes canoniques des tombeaux des pharaons et les témoignages unanimes des Auteurs grecs soulignent avec force l’appartenance des Égyptiens anciens et des Nubio-Soudanais à la même « race », celle des Nègres.

Alors que les Égyptiens et les Nubio-Soudanais sont sous la protection bienveillante du Dieu Horus, le sort réservé aux âmes des Sémites et des Européens est peu enviable.

-  LES ORIGINES NEGRES DES ÉGYPTIENS

Tombeau de Ramses III De gauche à droite : Egyptiens, Européens, Soudanais, Sémites

Dès 1954, le Professeur Cheikh Anta Diop (Docteur ès Lettres, égyptologue, historien, linguiste, anthropologue, philosophe, physicien), provoque avec son livre Nations Nègres et Culture une rupture épistémologique avec le dogme hégélien et occidental qui déniait à l’Afrique tout passé historique. Ce livre remet les pendules à l’heure : Le Grand Savant Sénégalais, Cheikh Anta Diop, démontre de façon efficace l’origine nègre des égyptiens anciens et l’apport des nègres à la civilisation universelle et à la Grèce en particulier.

Après le professeur Théophile Obenga, historien, philosophe, égyptologue, linguiste, chef du Département des Études Africaines (Black Studies) à l’Université d’État de San Francisco (USA), Cheikh Anta Diop a eu de nombreux disciples qui sont venus confirmer et renforcer les savantes et justes démonstrations du maître.

L’exigence d’objectivité du savant Sénégalais, Cheikh Anta Diop, le conduit à poser trois préalables à la rédaction des chapitres consacrés à l’histoire ancienne de l’Afrique. Les deux premiers consistent en la tenue d’un colloque international, organisé par l’UNESCO, réunissant des chercheurs de réputation mondiale, pour d’une part, débattre de l’origine des anciens Égyptiens, et d’autre part faire le point sur le déchiffrement de l’écriture méroïtique. Le troisième préalable concerne la réalisation d’une couverture aérienne de l’Afrique. C’est dans ce contexte, que se tient au Caire du 28 janvier au 3 février 1974, organisé par l’UNESCO dans le cadre de la Rédaction de l’Histoire générale de l’Afrique, le colloque intitulé : « Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique ». Vingt spécialistes, cinq observateurs et deux représentants de l’UNESCO appartenant à quatorze nations différentes, participent au colloque du Caire.

Le rapporteur, dans sa conclusion générale indique que :

« La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheikh Anta DIOP et OBENGA n’a pas eu, malgré les précisions contenues dans le document de travail préparatoire envoyé par l’UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s’en est suivi un véritable déséquilibre dans les discussions. »

Les Africains noirs (les professeurs Diop et Obenga) ont remporté une large victoire au colloque du Caire en 1974.

Les Grecs et les Latins, témoins oculaires des Égyptiens anciens , confirment en permanence cette appartenance des Égyptiens à la « race » noire. Parmi les nombreux témoignages grecs et latins, citons ceux d’Hérodote, de Diodore, d’Aristote et d’Héliodore :

-  Hérodote, surnommé le père de l’histoire, historien grec 480-425 av JC, est allé en Égypte. Il nous dit que les Égyptiens anciens avaient la peau noire (mélagkhroés) et les cheveux crépus (oulotrikhes) [Livre II, 104].

-  Diodore de Sicile, historien grec contemporain de César Auguste, 63 av J.-C.-14 ap J.-C., nous dit que c’est l’Éthiopie qui aurait colonisé l’Égypte (au sens athénien du terme : l’augmentation de la densité a entraîné un mouvement vers le nord),[Bibliothèque historique, livre III, 3, 1]

-  Aristote, savant, philosophe, précepteur d’Alexandre le Grand, 389-322 av. J.-C., classe les Égyptiens et les Éthiopiens anciens dans les peuples qui ont une peau «  excessivement noire » (agan melanes) [Physionomie, 6]

-  Le Grec Héliodore écrit à propos de Chariclée, une jeune fille blanche, qui se trouve devant des Égyptiens : « De nouveau, elle leva les yeux, vit leur teint noir. »,[Les Éthiopiques, tome I].

Dans toute l’écriture hiéroglyphique, le verbe « kem » qui est tiré du mot « noir » veut dire « mener à bien, s’élever à, accomplir, payer, compléter, servir à » mais aussi « être noir ». Le mot « kem » veut dire aussi : « complet, parfait, obligation, devoir ».

Osiris, le Dieu populaire de l’Égypte, est de couleur noire. Dans les Textes des Pyramides et dans le Livre des Morts, il est appelé « Le Grand Noir ». Il est originaire du sud de l’Égypte (ce qui est aussi le cas des premiers pharaons, et de l’unificateur de l’Égypte, le pharaon Narmer) Dans de nombreux textes égyptiens, les déesses Isis et Hathor et les Dieux Thot, Apis, Min, Horus sont qualifiés de « Noirs », le titre « la grande noire », est utilisée pour des déesses dans les textes funéraires de plusieurs rois d’Égypte (Pepi I, Pepi II, Merenrê) alors que l’épithète « rouge » était réservée à la seule divinité maléfique du panthéon égyptien, c’est à dire Seth, le principe du Mal et le type des Méchants dans les mythes sacrés des Égyptiens. La peau de Seth est rouge et ses yeux très clairs. Il est le dieu des Hyksos, gens à peau claire, qui l’associent au dieu sémitique Baal. Seth était primitivement représenté par un âne la queue dressée, il est assimilé au serpent Apophis, le principe des ténèbres menaçant continuellement la lumière.

Le verbe « desher » signifie « être rouge, devenir rouge », mais aussi « terrifier » . « Kem » (noir, être noir) est donc tout ce qui va dans le sens de la vérité-justice, l’équilibre cosmique (c’est-à-dire Maât dans la langue égyptienne) .

Il est important de noter que le verbe « hédji » tiré du mot « hedj » (blanc), veut dire « être blanc » mais aussi « détruire, être un peu simplet, anéantir, tuer, abattre, périr, renverser, désobéir, annuler, endommager » d’après les textes égyptiens mêmes ! Bref, « hedji » va de le sens du désordre (c’est-à-dire Iséfèt en Égypte) et de Seth, le dieu roux à peau claire, assassin d’Osiris dans la ville de Nédit.

Le mot « kem » (noir) est aussi utilisé pour les graphies qui désignent l’œil et les cheveux des Égyptiens. Comme le disait le père de l’Égyptologie moderne, J.-F. Champollion :

« ...noir, tiré de la couleur des cheveux de la race Égyptienne ».

Encore une fois, voici ce que Champollion disait des Blancs après avoir visité des tombeaux dans la Vallée des Rois :

« ... véritables sauvages tatoués sur diverses parties du corps (...) enfin (et j’ai honte de le dire, puisque notre race est la dernière et la plus sauvage de la série) les Européens qui, ces époques reculées, il faut être juste, ne faisaient pas une trop belle figure dans ce monde. Il faut entendre ici tous les peuples de race blonde et à peau blanche, habitant non seulement l’Europe, mais encore l’Asie, leur point de départ. (...) Je ne m’attendais certainement pas, en arrivant à Biban-el-Molouk, à y trouver des sculptures qui pourront servir de vignettes à l’histoire des habitants primitifs de l’Europe, si on a jamais le courage de l’entreprendre. Leur vue a toutefois quelque chose de flatteur et de consolant, puisqu’elle nous fait bien apprécier le chemin que nous avons parcouru depuis. »

Le nez le plus souvent est camus et les lèvres sont systématiquement lippues (voir par exemple L’Antiquité africaine par l’image et aussi Antériorité des Civilisations Nègres de Cheikh Anta Diop). Le canon de Lepsius donne à l’Égyptien ancien les mensurations d’un nègre. Des prélèvements dûment numérotés, sur les momies égyptiennes trouvées par Mariette, ont été faits par le grand savant sénégalais Cheikh Anta Diop. « L’examen scientifique de ces échantillons prouve aisément, par-delà les prétendues différences de représentation du "type nègre" et du "type égyptien", que la pigmentation des deux races est la même.  ».

Parmi les Graphies qui désignent les égyptiens eux-mêmes, il y a la graphie « Kémèt » (à ne pas confondre avec l’un des noms de l’Égypte). Cette graphie, qui est tirée du papyrus de Kahum, veut dire littéralement « les Noirs » :

L’Égypte ancienne fut désigner par plusieurs graphies (donc plusieurs noms) mais la plus courante est la graphie « Kémèt » qui signifit ici « Le Pays Noir », faisant allusion à la couleur de la peau des Égyptiens :

A aucun moment cette graphie fait allusion à « une couleur hypothétique de la terre d ‘Égypte ». Les falsificateurs disent souvent « Terre noire ». Une graphie de l’Égypte moins connue doit être traduite littéralement par « Le Pays de ceux qui sont Noirs », c’est-à-dire « Le Pays des Noirs ». Il s’agit de la graphie Kemmiou (attestée par exemple dans le dictionnaire Budge) :

Les toutes dernières découvertes dans des villages pré-dynastiques au sud de l’Égypte confirment les origines nègres de l’Égypte. Il s’agit des fouilles faites au cimetière de Qostul en Nubie et des fouilles du site d’El-Kadaba situé entre la 5e et la 6e cataracte au sud de Méroé (Revue Ankh Numéro 1). Notre site web, www.africamaat.com (anciennement www. agorafrica.com), a publié les « reconstructions faciales » de Toutankhamon et de Néfertiti (travaux effectués par des scientifiques, chercheurs et spécialistes des effets spéciaux). Les techniques utilisées, répandues en matières d’investigations criminelles, ont donné des visages de Nègres au pharaon Toutankhamon et à la reine Néfertiti ;

L'ERREUR

L'Erreur sur les tombeaux de rois, c’est quoi au juste ? Elle consiste à tromper les lecteurs à partir des peintures égyptiennes et des textes qui leur sont associés. Elle est pratiquée par les opposants de l’Histoire de l’Afrique. Dans les publications eurocentristes, les peintures d’Égyptiens sont mal interprétées ou carrément modifiées lorsqu’il s’agit de représenter les "races" humaines. Le but est d’exclure l’Égyptien du monde négro-africain. Cependant, les humains couramment montrés comme des Nubio-soudanais sont en réalité des Égyptiens car leurs graphies sont celles des Égyptiens. Voici un exemple :

La graphie ci-dessus (nom générique des égyptiens) se retrouve au-dessus des personnages de la peinture (Tombeaux de Ramsès III). Les eurocentristes refusent de conclure qu’il s’agit d’Égyptiens.

De plus, les textes des tombeaux de Sethi Ier, de Mérenptah et de Ramsès III (Livre des Portes) confirment les liens intimes entre les Égyptiens et les Nubio-Soudanais. Voici la traduction du passage qui nous intéresse et qui a été publié dans notre livre « Étude sur une civilisation Négro-Africaine, l’Égypte Antique. Mystification sur les tombeaux de Rois, Éditions Menaibuc, 2003 » : « Par Horus, en faveur de ces gouverneurs des cités qui sont dans la Douat : L’Égypte, les pays lointains ont été glorieux pour vous. Les souverains ont été transformés en tant que grandeur. Celui-qui-préside-le-ciel et le souffle de vos nez, a été clément. Il a écrit pour la mesure correcte de vos vêtements. Vous êtes les larmes (de mon œil). Mon œil (divin), dans votre nom de Remetou (Égyptiens), est votre grandeur. J’ai crée pour vous grâce à votre nom. Les Amou (Sémites), Sekhmet les a transformés, c’est elle qui martèle leurs âmes. Vous êtes ceux (les Remetou) qui frappent pour moi contre eux (les Amou). Je me satisfais de la multitude qui est sortie en moi, parmi votre nom ( celui des Remetou). Destiné aux Nehesiou (Nubio-soudanais) : ils sont nés en faveur d’Horus. C’est lui qui protège leurs âmes. J’ai cherché mon œil et vous êtes venu à l’existence conformément à votre nom. Pour les Temehou (Indo-européens), Sekhmet les a transformés, c’est elle qui martèle leurs âmes. Vous êtes ceux (les Remetou) qui frappent pour moi contre eux (les Temehou) »

Remarque : Nehésiou signifie étymologiquement « Ceux qui marmonnent des incantations ».

COMMENTAIRE : C’est Horus, lui-même, qui protège les âmes des Nubio-Soudanais. Ils sont nés en faveur d’Horus. Ce dieu est la manifestation du pouvoir de Râ sur terre et du pouvoir du pharaon sur l’Égypte. Horus est le dieu dynastique. Son triomphe, sur Seth (le méchant), rejaillit sur tous les rois victorieux et les défunts vertueux. Le sort réservé aux autres étrangers est peu enviable. En effet, Temehou (Européens) et Amou (Sémites) ont été transformés par Sekhmet, une divinité guerrière qui sème la terreur parmi les ennemis des Égyptiens que ce soit dans ce monde ou dans l’autre. Dans son rôle d’œil destructeur du soleil, Sekhmet attaque les puissances hostiles. Sekhmet est redoutée par Seth et Apophis (le monstrueux serpent), les adversaires de l’ordre. Sekhmet martèle les âmes des Temehou (Européens) et des Amou (Sémites). Sekhmet est la chaleur de la lumière, la supplicière des âmes impures et corruptrices des cadavres, des âmes non purifiées en état. Sekhmet la divine, la déesse céleste, est un supplice pour ceux qui la méconnaissent ; elle est le moyen de supplice, le bourreau des cadavres mais elle est clémente à ceux qui connaissent l’aide qu’elle apporte à leur élévation. La déesse Sekhmet écrase les rebelles. Le principe du mal, du désordre et des ténèbres est Seth. La déesse Sekhmet est donc une déesse justicière, elle punit les coupables. Les âmes des Sémites et des Indo-Européens sont frappées dans la Douat. De l’estime que porte Horus aux Nubio- Soudanais, à l’exclusion des autres peuples étrangers et du sort subi par les Amou et les Temehou, nous en déduisons une identité d’ordre génétique entre les Remetou (Égyptiens) et les Néhésiou (Nubiens, Soudanais). Les hommes, habitant au sud de l’Égypte, font partie de la même « famille ». Égyptiens et Nubio-Soudanais sont des « frères » nègres. Ce sentiment évident d’appartenance à la même « race » est réciproque car d’après Diodore de Sicile : « Les Éthiopiens affirment que les Égyptiens sont des colons originaires de chez eux et que cette colonie fut conduite par Osiris. » Tout comme les Nubio-soudanais, les Égyptiens pouvaient être peints en noir charbon ou en brun sombre. Mais depuis le paléolithique supérieur, les Africains se sont peints aussi en ocre rouge, par exemple au Swaziland (28000 av. J.-C.). L’ocre était utilisée, en Afrique, pour la protection de la peau humaine et pour le tannage. Les Sémites et les Indo-européens, quant à eux, sont en quelque sorte « inconnus ».

La déesse Sekhmet, maîtresse de la crainte, la destructrice. Elle est typiquement montrée comme une femme à peau noire avec une tête de lionne.


02:14 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

13/11/2004

ENQUÊTES SUR LE PEUPLE AFRICAIN, FONDATEUR DE LA CIVILISATION ÉGYPTO-NUBIENNE : LES ANOUS.

POSSÈDE-T-ON DES DONNÉES PRÉCISES SUR LE PEUPLE FONDATEUR DE LA CIVILISATION ÉGYPTO-NUBIENNE ?

L’égyptologue français E. Amélineau du Collège de France a entrepris d’énormes fouilles dans la région d’Abydos (sud de l’Egypte).

Son souhait était de découvrir la population venue du sud, qui avait fondé la civilisation égyptienne, sous la direction de Narmer (le Pharaon unificateur de la Haute et de la Basse Egypte, vers 3 200 avant J. C.). Le résultat de ses fouilles ont levé le voile sur l’une des pages les plus importantes de l’histoire de l’humanité : l’épopée du peuple ANOU.

Ainsi, à l’issus de ses travaux, Amélineau déclara :

"Des diverses légendes égyptiennes, j’ai pu conclure que les populations établies dans la vallée du Nil, étaient de race nègre, puisque la Déesse Isis est dite être née sous la forme d’une femme rouge noire, c’est à dire, ainsi que je l’ai expliqué, avec la couleur café au lait que présentent certains individus de race nègre dont la peau semble avoir des reflets métalliques de cuivre" ( extrait de "Prolégomènes à l’étude de la religion égyptienne", 1916, éd. Leroux).

Amélineau démontre ainsi que la population africaine qui a colonisé la vallée du Nil s’appelle les "Anous". Elle a descendu graduellement le Nil et à fondé entre autre les villes d’Esneh, d’Erment, de Qouch et surtout d’Héliopolis. Il s’appuie sur le fait que le symbole principal permettant d’écrire le nom des Anous (aounou, iounou), à savoir le pilier (iou), est utilisé pour écrire le nom des villes citées ci-dessus :

-  iounet = Enesh,
-  iounaswt = Hermonthis,
-  iounou = Héliopolis, etc.

Son analyse est logique puisque le pilier IOU des IOUNOU ou ANOUS a été utilisé pour bien identifier le peuple fondateur de ces villes. Aussi, il poursuit dans ses "Fouilles d’Abydos" :

"Toutes ces villes ont le signe caractéristique qui sert à écrire le nom des Anous. C’est aussi dans un sens ethnique qu’il faut expliquer l’épithète d’Anou appliqué à Osiris. En effet, dans un chapitre qui sert d’introduction aux hymnes à Ra et contient le chapitre XV du Livre des Morts, il est dit en parlant d’Osiris, "Salut à toi ! ô Dieu Ani dans la contrée montagneuse d’Antem, ô grand Dieu épervier de la double montagne solaire" (...) Si Osiris était d’origine nubienne, quoique né à Thèbes, il serait facile de comprendre pourquoi les évènements de la lutte entre seth et Horus se déroulent en Nubie. Quoi qu’il en soit, il est frappant que la déesse Isis, d’après la légende, ait précisément la couleur de peau qu’ont toujours les Nubiens, que le Dieu Osiris ait pour épithète ce qui me semble un ethnique indiquant son origine nubienne, observation qui ne me semble pas avoir été faite encore".

Comme le souligne le professeur sénégalais Cheikh Anta Diop (dans Nation nègre et culture), en langue africaine "diola", "An" signifie "Homme" ;. Ainsi, Anous voudrait tout simplement dire "les hommes".

De plus, Ani ou Oni désigne par exemple, le titre du roi du Nigéria (c’est aussi le titre d’Osiris), Añi est aussi le nom d’un peuple de la Côte d’Ivoire dont les rois portent le titre d’Ammon. Il ne s’agit pas là de coïncidences hasardeuses mais bien de liens historiques. Les Anous, peuple d’agriculteurs et d’éleveurs de bétails, sont donc bien les fondateurs de la civilisation Egyptienne, comme le souligne toujours Amélineau :

"Ces Anous, nous l’avons vu par la tablette du Caïre, étaient une population agricole, faisant de l’élevage en grand, le long du Nil dans des villes murées où ils s’enfermaient pour se défendre. C’est à cette population que l’on peut attribuer sans crainte d’erreur, les livres les plus anciens de l’Egypte, le Livre des Morts et les Textes des Pyramides par conséquent, tous les mythes ou enseignements religieux, je dirai presque les systèmes philosophiques déjà connus et qui sont toujours appelés égyptiens (...) Ils avaient déjà fait l’essai de l’écriture, car toute la tradition égyptienne attribut cet art à Thot, le grand Hermès, qui était un Anou, comme Osiris qui est appelé proprement l’Onien (...) Il est donc certain que ce peuple connaissait déjà les principaux arts ; il en a laissé la preuve dans l’architecture des tombes d’Abydos, notamment de la tombe d’Osiris et dans ces tombes ont été trouvés des objets portant la marque indélébile de leur origine, comme les ivoires sculptés, comme cette petite tête nubienne qui fut rencontrée dans une tombe voisine de celle d’Osiris, comme les petits récipients en bois ou en ivoire en forme de tête de félin, tous documents publiés dans le premier volume de mes "Fouilles d’Abydos" (...) La civilisation égyptienne, cela ressort parfaitement de ce qui précède, est non d’origine asiatique, mais d’origine africaine, d’origine négroïde quoique cette assertion puisse paraître paradoxale. On n’est pas habitué, en effet, à doter la race nègre ou les races voisines de trop d’intelligences, d’assez d’intelligence même pour avoir pu faire les première découvertes nécessaires à la civilisation, et cependant, il n’y a pas une seule des tribus habitant l’intérieur de l’Afrique qui n’ait possédé et qui ne possède encore l’une quelconque de ces premières découvertes  !".

Ainsi, soucieux de conserver son objectivité scientifique, Amélineau ne peut s’empêcher de rappeler le courant idéologique dominant de son époque, vis à vis de l’Afrique.

Les bas reliefs aussi sont des sources précieuses d’information à ce sujet. Amélineau les analyse aussi objectivement :

"On y voit quatre femmes habillées de longs jupons, en tout semblables à ces négresses que l’on représente encore dans les tombes de la XVIIIème dynastie, dans le tombeau de Rekhmara notamment (...) Les femmes d’origine nègre n’étaient pas dépaysées au milieu des animaux de leur pays et alors se pose de nouveau la question : comment les égyptiens de cette époque pouvaient-ils connaître les animaux spéciaux au centre de l’Afrique, ainsi que les habitants de cette Afrique centrale s’ils étaient des asiatiques, des sémites entrée dans la vallée du Nil par l’Isthme de Suez ? La présence constatée des animaux susdits et des nègres sur les ivoires que je viens de décrire n’est-elle pas la preuve convaincante que les conquérants de l’Egypte étaient venus du centre de l’Afrique ?" (Tiré de Prolégomènes).

La remarque d’Amélineau relative au pilier "iou" (flèche surmontée de deux plumes ou deux roseaux), signe distinctif des Anous, a été consolidée, comme l’a souligné l’égyptologue sénégalais Cheikh Anta Diop lors de la conférence du Caire en 1974, par la découverte du professeur Petrie à Abydos, d’une image représentant un Anou. Il a par ailleurs aussi attesté que les principales villes égyptiennes comportent bien dans leur rédaction l’insigne des Anous, le pilier "on" ; "ou", "iou". Ceci concorde même avec les rituels sacrés égyptiens.

En effet, chaque année, les Egyptiens réalisaient un grand pèlerinage vers la Nubie, leur terre d’origine, en portant les statuts de leurs Dieux et en réalisant 3 arrêts (ou stations) significatifs.

1ère station : iounou resit (Héliopolis du sud). 2ème station : iounou ta séti (Héliopolis de la terre de Nubie). 3ème station : iounou ta neterw (Héliopolis de la terre des Dieux). Elle se trouve dans la région d’origine des nubiens-éthiopiens, celle où les Dieux ont crée leurs ancêtres, près de la région des grands lacs.

Enfin, le premier Nôme d’Egypte se trouve aussi en terre nubienne.

 


 






00:13 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/11/2004

Quand la biologie aide l'Histoire

LES TRAVAUX DU PROFESSEUR CHEIKH ANTA DIOP ONT OUVERT UNE BRÈCHE DANS LE PASSÉ NÉGRO-AFRICAIN, QUI POUR DES PHILOSOPHES OCCIDENTAUX, HEGEL EN PREMIER LIEU, N’EXISTAIT QUE DE FAÇON TRIBALE... LE MENSONGE S’OBSCURCIT À LA LUMIÈRE DE LA SCIENCE.

L’antiquité nègre rayonnait avec l’Egypte antique (Kmt) , l’Abyssinie, la Nubie...

Les parentés culturelles, linguistiques avec Kmt, la plus grande fille d’Afrique ont été révélées par ce pharaon de la connaissance, qu’est C. A. DIOP . N’en déplaisent aux détracteurs de ce fameux colloque de l’UNESCO (1) en 1974 intitulé : "Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique", les plus grands égyptologues de cette période ont concluent le caractère africain de l’Egypte ancienne.

D’autres chercheurs, africains du continent et de la diaspora continuent à révéler de nouveaux éléments de parenté. Rendons hommage aux Théophile OBENGA, Aboubacry Moussa LAM, Oscar PFOUMA, Jacob H. CARRUTHERS. Alain ANSELIN... qui par leurs travaux, contribuent à l’émancipation des Noirs du continent et de la diaspora.

L’anthropologique, l’iconographie (fresques et statues), la linguistique, l’ethnologie, l’ethnonymie, la toponymie et les écrits des historiens gréco-latin de l’Antiquité (Hérodote, Diodore de Cicile, Aristote, Lucien etc.) décrivant la population égyptienne antique comme noire à la chevelure crépu ne suffisent pas pour caractériser leur appartenance au monde noir.

La Biologie moléculaire, science biologique de pointe étudiant l’ADN, ne cesse de fournir des éléments confirmant le caractère négro-africain des habitants de Kmt et de diaspora africaine à partir de l’Egypte ancienne, à savoir ces quelques articles scientifiques :

-   (2) Le magazine de vulgarisation scientifique La Recherche de Mai 2002, dans lequel E. CRUBEZY et al. confirmant l’appartenance de population d’Adaïma en l’Egypte ancienne, il y a 3700 ans avant notre ère : « Celui-ci (en parlant de l’ADN).les apparente à des populations d’origine subsaharienne » ;

-   (3) « Les gènes HLA des Macédoniens et l’origine sub-saharienne des Grecques  » de A .Arnaiz-Villena et al. où les auteurs observent les distances génétiques entre les Négro-Africains actuels et les Grecques du Sud sont plus proche que celle entre les autres méditerranéens et les grecques. D’où leur conclusion sur la migration des populations égypto-nubienne durant la période pharaonique.

Rappelons que le premier roi de Grèce, Minos semble être d’origine égyptienne, durant la colonisation de l’Europe méridionale sous Thoutmès III vers 1468 à 1436 avant JC, d’où la résurgence de ces gènes négro-africains.

-   (4) A. Marin et al confirmant la présence du gène négro-africain de la drépanocytose sur six momies égyptiennes de l’époque prédynastique vers 3200 avant JC.

C. A. DIOP avait émis des hypothèses sur le métissage des juifs avec les population noires durant le servage en Egypte (et non esclavage comme disent certains car aucun document n’atteste de telles pratiques en Egypte pharaonique).

Cette hypothèse venant du fait que Moïse selon la Bible est décrit sous les traits d’Egyptiens et que de 40 bergers juifs avec leurs famille, ce peuple sort d’Egypte par milliers selon la Bible.

-   (5) D. Rund et al. traite du flux de gène négro-africain dans des familles israéliennes arabes et juives, qui possèdent les gènes de la drépanocytose du type Bantou (Central African Republic) pour les un et du type Bénin pour les autres.

Ceci confirme d’une part le métissage de ces populations sémites en Egypte d’une part et d’autre part la présence de Bantou et de Yoruba (Bénin, Togo, Nigeria) partie intégrante de la population égyptienne de l’Antiquité.

-   (6) M.G. Thomas et al., dans leur article « Voyage du chromosome Y vers le Sud : L’haplotype Cohen et l’origine des Lemba - les Noirs judaïsant du Sud-Africain » traitent du chromosome Y juifs du type « Cohen » retrouvés chez un peuple Bantou sud-africain, les Lemba (Balemba) retrouvés au Zimbabwe, Zambie et Azani (Afrique du Sud).

-   Pour clore cet argumentaire sur le Judaïsme africain, (7) G. Lucotte arrive aux mêmes conclusions que M.G. Thomas et al., dans leur article sur l’origine des Falashas d’Ethiopie actuelle c’est-à-dire la confirmation du judaïsme de ce peuple négro-africains les Falashas, dont les chromosomes Y semblables à ceux des Juifs.

La diaspora des peuples issus Judaïsme à partir de l’Egypte ancienne n’a pas donc été uniquement dirigée vers la Palestine, mais aussi vers le Sud Africain et ce serait déroulé peu probablement à la fin de la période amarnienne, après la destruction du culte Monothéiste impulsé par la pharaon Akhnaton vers 1372 ou 1373 avant notre ère.

Enfin, le dernière article que je cite, confirme par la génétique, la parenté des Hindous Dravidiens, que Hérodote nommaient les « Ethiopiens d’Asie » (Tamouls, Telugu...), au monde négro-africain.

C. A. DIOP, Alain ANSELIN, Clyde WINTERS en autres, avaient argumenté sur les parentés entre les langues et cultures dravidiennes avec celles de l’Egypte ancienne et du reste de l’Afrique noire.

Il est à noté que Simba, Simha signifie Lion en langue dravidienne comme en bantou ou encore nag, nak relatif à la vache en dravidiens comme en Peule, en Wolof et en Egyptien pharaonique...voir (8)

-   (9) M. Bamshad et al. dans « mt DNA Variation in Caste Populations » a étudié l’ADN mitochondrial des diverses castes Hindoues ; ils en concluent que « The caste populations of Andhra Pradesh cluster more often with Africans than with Asians or Europeans », ce que l’on traduit par « les populations des castes de la région d’Andhra Pradesh sont plus proches des populations africaines qu’asiatiques ou européennes. Ceci suggère un mélange de population hindous avec des peuples Africains ».

Sources :

1. Le peuplement de l’Égypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture méroïtique" de 1974, au colloque de l’UNESCO.

2. « Les surprises de l’ADN ancien » de E. CRUBEZY et al. publié dans le magazine de vulgarisation scientifique La Recherche n°353 de Mai 2002.

3. « HLA genes in Macedonians and the sub-saharan origin of the Greeks » de A .Arnaiz-Villena et al. publié dans Tissue Antigens 2001 : 57 : 118 : 127.

4. « Use of the amplification refractory mutation system (ARMS) in the study of HbS in predynastic Egyptian remains. » de A. Marin et al publié dans Boll. Soc. Ital. Biol. Sper. 1999 May-Jun ;75(5-6):27-30

5. « The origin of sickle cell alleles in Israel. » D. Rund et al. publié dans Hum. Genet. 1990 Oct 85:521-4

6. « Y chromosomes traveling south : the Cohen modal haplotype and the origins of the Lemba--the "Black Jews of Southern Africa". » Thomas MG et al., publiés dans Am. J. Hum. Genet. 2000 Feb ;66(2):674-86

7. « Origins of Falasha Jews studied by haplotypes of the Y chromosome », G. Lucotte et al Hum. Biol. 1999 Dec 71:989-93 8. La Question Peule, Histoire des Égyptes ouest-africaines, Alain ANSELIN Paris, Karthala, 1981.

9. « mt DNA Variation in Caste Populations » M. Bamshad et al. publié dans Human Biology vol. 68 (1996) p.1



23:00 Écrit par Max Lefou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |